Projet d’hôtel

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Rencontre du 16 juin 2012 portant sur la projet d’hôtel au lac Mékinac.  Sont impliqués dans ce projet le CLD, la MRC et la municipalité de Trois-Rives.  Après un petit mot du maire et la présentation des intervenants présents, François de Grandpré, professeur en tourisme à l’UQTR,  a pris la parole.

Voici les informations que j’ai pu recueillir à partir de sa présentation, des questions et des précisions des autres intervenants.  Des erreurs ou des omissions sont toujours possibles.  N’hésitez pas à me le faire savoir.

La Firme Genivar avait produit, il y a environ deux ans, deux scénarios de développement au lac Mékinac.  Votre association avait recommandé le scénario excluant le site de l’Anse-à-vache à cause de la proximité de nombreux chalets.  Le ministère des ressources naturelle et de la faune a produit les paramètres d’un projet d’hôtel au lac Mékinac  et de l’offrir par après à d’éventuels promoteurs.  Ayant décidé de mettre l’accent sur l’aspect écologique du projet plutôt que sur les simples retombées économiques, on a procédé ensuite à l’exploration des sites potentiels.  On s’aperçut vite que les secteurs aménageables étaient plus rares qu’on aurait pu le croire.  Divers facteurs on été retenus dans le choix du site.  Entre autres, le coût du chemin  et de la ligne électrique à construire.

Le lac Mékinac avec son caractère sauvage et ses falaises possède des atouts certains.  Bien qu’à quelques kilomètre hors du cercle d’expansion du tourisme montréalais ou transitant par Montréal, il possède l’avantage d’être desservi par l’autoroute jusqu’à Grand’Mère.

Le secteur choisi

Le secteur de l’Anse-à-vache été exclu à cause du peu de profondeur de l’eau, de la proximité des chalets et de l’étroitesse du lac à cet endroit.  On été exclus aussi le fond nord du lac relevant de la juridiction de LaTuque et la baie, où il aurait fallu une route de 5 kilomètres et un pont.

  1. Le choix s’est porté dans région du Bras Bigué, au lieu dit «Pointe à Céline» situé sur la rive ouest du lac juste à l’entrée du Bras.  Ce site offre l’avantage de voir presque tout le lac, mais presque pas de chalet.  Et aucun chalet ne verrait l’hôtel.  La route et la ligne électrique se rendent approximativement à un kilomètre de l’endroit choisi.  Entouré de terres publiques permettant l’usage de sentiers.  Ne manque qu’une plage sablonneuse pour en faire le lieu idéal pour un promoteur.

Caractéristiques de l’hôtel

  • Un hôtel haut de gamme: un quatre étoiles (sur une possibilité de cinq).
  • Entre 70 et 80 chambres
  • Salle de réunion, Spas.
  • Types d’offre touristique selon Tourisme Mauricie:  Plein air, Pulsion plein air et Bain de Nature
  • Doit viser la certification LEED

Réponses aux questions de l’assistance

  • Aucun terrain de villégiature privé à vendre dans le projet.
  • Aucun promoteur ne s’est encore présenté

Historique du projet récréotouristique

Le projet récréotouristique du lac Mékinac a connu 5 promoteurs depuis 1997. il a aussi divisé les villégiateurs. Voici un court historique avec, inévitablement, quelques lacunes et erreurs.  Certaines ont déjà été corrigées grâce à la collaboration d’un de nos visiteurs.


Les premiers promoteurs (le Groupe Marleau et Cloutier), après entente avec le Gouvernement du Québec, vend ses premiers terrains en 1997 au début et à la fin du Chemin-du-lac-Mékinac.  Par la suite, Jacques et Jocelyn Lefebvre, ainsi qu’un autre associé, reprennent le projet en 1998.  Ils cèdent les droits commerciaux et de villégiature du Lac Mékinac, Paul et Gélinas au groupe Fortier, St-Louis et Testu en 1999, qui eux, par la suite, les vend à Sylvain Vaugeois, lequel s’associe peu de temps après au groupe états-uniens Hines dont nous n’avons pu trouver la référence au projet sur leur site. L’entente est rendue public le 4 avril 2003

Fin août 2003, la mort subite de Sylvain Vaugeois semble remettre en question le projet. Le 22 septembre 2003, une subvention de près de 9 millions est accordée par le Fonds sur l’infrastructure municipale (FIMR).   Le 25 septembre 2006, Bassin versant St-Maurice réagit favorablement au projet. La municipalité de Trois-Rives affirme le12 août 2008 que le temps est compté pour le groupe Hines.  Le 26 août 2008 on annonce que la rencontre entre Trois-Rives, le promoteur et le Gouvernement est remise au 26 septembre 2008.

Lors de la rencontre en octobre 2008 entre le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune et la Municipalité de Trois-Rives, le promoteur (le groupe Hines) avait présenté un projet très différent de ce qui était convenu à l’origine.  Le projet était transporté à l’ouest (le Bras-de-la-Croix?) et il n’était plus question d’auberge.

Les nouveaux plans n’étant plus conformes à la Promesse conditionnelle d’achat et de vente signée en 2003 avec le MRNF, le ministère des Affaires municipales et des Régions a annulé la contribution de près de 6 million prévue conjointement avec le fédéral.  La part de la muncipalité devait être remboursée par le promoteur.

Le maire Mongrain a annoncé la nouvelle au conseil municipal lors de la réunion du 1 décembre. Selon lui, rien n’empêche le promoteur de revenir avec un projet plus conforme à ce qui avaint été convenu.  Mais il devra le faire avant la date butoir du 31 décembre 2008.  Le maire soutient que d’autres promoteurs seraient intéressés par le site, même s’il en ignore l’identité,  et il demeure optimiste malgré tout et souhaite la venue d’un nouveau projet…

Il faut retenir que les subventions fédérale et provinciale sont toujours disponibles pour d’éventuels nouveaux promoteurs.

Une histoire à suivre.