Un article du Nouvelliste sur le projet d’hôtel au lac Mékinac
Étude sur la ouananiche
Rapport de la Direction de la faune de la Mauricie (mars 2006)
Interprétation de l’analyse de l’eau
Il ressort de l’analyse du suivi de la qualité de l’eau, effectuée dans le lac au cours de l’été 2008, que notre lac semble en bon état. L’eau est légèrement enrichie par le phosphore, lequel peut provenir de sources naturelles ou être relié aux activités humaines. Comme les activités humaines sont les seules sur lesquelles nous pouvons agir, nous devrons donc veiller à ne pas contribuer par nos activités à l’enrichissement du lac en phosphore.
Le faible taux de chlorophylle signifie qu’il y a peu d’algues microscopiques en suspension dans l’eau. Les biologistes du MDDEP nous informent qu’un taux élevé de chlorophylle indique qu’un lac a commencé le processus de vieillissement. Pour le moment le taux de chlorophylle peu élevé est donc une bonne nouvelle.
Cependant les résultats indiquent que l’eau de notre lac est peu transparente, par chance cela n’est pas causé par un taux élevé de chlorophylle en suspension dans l’eau. La transparence de l’eau serait plutôt affectée par la concentration de carbone organique dans l’eau du lac. Le carbone organique provient de la décomposition de matière vivante (organique). Selon les biologistes du MDDEP il y a de fortes chances pour que cela provienne de matière humique; par exemple des matières provenant de marais ou d’étangs qui sont transportés jusqu’au lac par les rivières et les ruisseaux. À notre avis, la Rivière-du-Milieu pourrait bien être ainsi la cause principale du taux assez élevé de carbone organique. Le bois de flottage calé pourrait être aussi un facteur contribuant. Mais nous ne sommes pas experts en la matière.
En gros, la situation du lac n’est pas alarmante mais nous devons demeurer vigilants, suivre à plus long terme l’évolution du lac et prendre toutes les mesures appropriées afin que le lac Mékinac demeure un des joyaux de la Mauricie.
Catherine Bamber (circa 2009)
Historique du projet récréotouristique
Le projet récréotouristique du lac Mékinac a connu 5 promoteurs depuis 1997. il a aussi divisé les villégiateurs. Voici un court historique avec, inévitablement, quelques lacunes et erreurs. Certaines ont déjà été corrigées grâce à la collaboration d’un de nos visiteurs.
Les premiers promoteurs (le Groupe Marleau et Cloutier), après entente avec le Gouvernement du Québec, vend ses premiers terrains en 1997 au début et à la fin du Chemin-du-lac-Mékinac. Par la suite, Jacques et Jocelyn Lefebvre, ainsi qu’un autre associé, reprennent le projet en 1998. Ils cèdent les droits commerciaux et de villégiature du Lac Mékinac, Paul et Gélinas au groupe Fortier, St-Louis et Testu en 1999, qui eux, par la suite, les vend à Sylvain Vaugeois, lequel s’associe peu de temps après au groupe états-uniens Hines dont nous n’avons pu trouver la référence au projet sur leur site. L’entente est rendue public le 4 avril 2003
Fin août 2003, la mort subite de Sylvain Vaugeois semble remettre en question le projet. Le 22 septembre 2003, une subvention de près de 9 millions est accordée par le Fonds sur l’infrastructure municipale (FIMR). Le 25 septembre 2006, Bassin versant St-Maurice réagit favorablement au projet. La municipalité de Trois-Rives affirme le12 août 2008 que le temps est compté pour le groupe Hines. Le 26 août 2008 on annonce que la rencontre entre Trois-Rives, le promoteur et le Gouvernement est remise au 26 septembre 2008.
Lors de la rencontre en octobre 2008 entre le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune et la Municipalité de Trois-Rives, le promoteur (le groupe Hines) avait présenté un projet très différent de ce qui était convenu à l’origine. Le projet était transporté à l’ouest (le Bras-de-la-Croix?) et il n’était plus question d’auberge.
Les nouveaux plans n’étant plus conformes à la Promesse conditionnelle d’achat et de vente signée en 2003 avec le MRNF, le ministère des Affaires municipales et des Régions a annulé la contribution de près de 6 million prévue conjointement avec le fédéral. La part de la muncipalité devait être remboursée par le promoteur.
Le maire Mongrain a annoncé la nouvelle au conseil municipal lors de la réunion du 1 décembre. Selon lui, rien n’empêche le promoteur de revenir avec un projet plus conforme à ce qui avaint été convenu. Mais il devra le faire avant la date butoir du 31 décembre 2008. Le maire soutient que d’autres promoteurs seraient intéressés par le site, même s’il en ignore l’identité, et il demeure optimiste malgré tout et souhaite la venue d’un nouveau projet…
Il faut retenir que les subventions fédérale et provinciale sont toujours disponibles pour d’éventuels nouveaux promoteurs.
Une histoire à suivre.
Plan directeur
Plan directeur de développement du lac Mékinac. Rapport de la firme Genivar, Mars 2010. À notre connaissance, ce plan a été abandonné. Cliquer ici pour voir le nouveau projet.
Le document est long à télécharger. Faudra un peu de patience.
Tour à feu
Anne-Marie Simard et Jean-Marc Milette nous ont fait parvenir par la poste un article de la revue Marche portant sur les tours à feu. On y lit entre autres que l’on a déjà compté près de 500 tours à feu au Québec, mais que presque toutes sont maintenant disparues.
Plus intéressant pour nous, Il y en avait une au lac Mékinac, située à peu près à un kilomètre passé le Bras-de-la-Croix, derrière la plus haute falaise du lac. La tour de la photo n’est évidemment pas celle du lac, bien qu’elle devait y ressembler.
Et plus intéressant encore, c’est qu’une piste menait forcément à la tour car c’était le rôle du gardien de l’entretenir. Sur la carte, relativement ancienne, on y voit de fait le tracé d’une piste partant du Bras. Il y donc moyen de s’y rendre, au moins à l’emplacement ou aux vestiges, sans faire de l’escalade. On pourrait même organiser une excursion au printemps pour découvrir cette piste. Que ceux qui seraient intéressés nous le fasse savoir fin avril, et on se donnera rendez-vous par après pour l’exploration.
Il serait aussi intéressant d’avoir des informations sur cette tour. Cette piste existe-elle encore? Quel est son tracé exact? L’avez-vous déjà utilisé?
Il y a sûrement quelqu’un au village qui pourrait nous renseigner là-dessus. N’hésitez pas à mener votre enquête sur la question et à nous faire connaître le résultat. Ainsi pourrions-nous, peu à peu, développer la « mémoire du lac », un objectif de long haleine de ce site.
- Lise Roy-Guillemette nous fournit des informations précieuses.
- Elle confirme l’existence de la tour à feu sur ce qu’on appelait à l’époque la montagne de la tour. Laquelle tour n’aurait été démantelée qu’en 1965 ou 1966. Émilien St-Arnaud en était le dernier gardien attitré. Émilien, le père de Normand et le grand-père de Marco, est encore parmi nous.